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la colère

Avec la peur, la joie et la tristesse, la colère est l'une des 4 grandes émotions humaines. Chacune d'elles sert à exprimer quelque chose. Et aucune ne doit rester emprisonnée au risque, un jour, de nous submerger.

Lorsque nous sommes victimes de quelque chose, et encore plus lorsque nous sommes impuissants à empêcher le mal qu'on nous fait, on est forcément en colère. Et les enfants ne dérogent pas à cette règle.

Car, outre le sentiment d'impuissance, il y a aussi en nous cette immense injustice d'avoir été victime. Sans parler des souffrances, souvent invisibles, que l'on doit cacher aux yeux des autres. Parce qu'ils ne comprendraient pas. Ou qu'ils ne nous croiraient pas. Et qu'est ce qu'ils pourraient faire ? Autant d'incertitudes qui mettent en colère les enfants victimes.

Ces colères parfois les débordent. S'il n'a pas encore libéré sa parole auprès de vous, la colère de votre enfant doit vous alerter. Cette colère souvent soudaine et incontrôlable pour des choses anodines et qui ne méritent pas ces emportements n'est, elle, pas anodine. 

Elle exprime quelque chose. Elle vous raconte une injustice dont votre enfant est victime. Comprenez là. Entendez là mais ne cherchez jamais à la contenir. Que votre enfant vous ait parlé ou pas, laissez cette colère sortir de lui. C'est aussi l'aider à mieux se reconstruire.

Une colère qu'on contient finit toujours par sortir. Elle mettra des années. Elle sera drapée du sceau de la rancœur. Elle se transformera en haine. Mais elle finira toujours par sortir. Elle fera du mal à des personnes qui ne le méritent pas. Elle fera du mal à vos propres enfants. La colère, qui est souvent le pendant du silence, est destructrice. Elle étouffe celles et ceux qui la portent.

Apprenez de ses colères. Fixez-en les limites avec votre enfant. Mais permettez-lui aujourd'hui de la laisser sortir de lui pour ne pas que, demain, elle le submerge. Encore et toujours, la clef reste le dialogue, au rythme de votre enfant, sur les chemins où il veut lui-même vous amener.

Vous êtes des parents formidables ne l'oubliez jamais. Vous n'êtes pas responsables du mal qu'on lui a fait. Et vous êtes là, aujourd'hui, à ses côtés, pour l'accompagner dans sa reconstruction. Avec votre main dans la sienne, il ne peut que apaiser ses colères.

Côté parents