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41 Rue de la coutibe 66540 Baho

C'est difficile d'être parent. On ne nous l'enseigne pas. On le devient et on apprend au fur et à mesure des âges de nos enfants.

On essaie de donner le meilleur pour nos enfants. On veut le meilleur pour eux. Et, quand ils souffrent, nous souffrons avec eux. Un peu plus même parce qu'on se reproche de n'avoir pas pas pu, pas su éviter qu'on leur fasse du mal.

Je suis tout à la fois père et victime et je suis en perpétuelle lutte entre surveiller le moindre des signes qui pourrait m'alerter, avoir la certitude que je saurai forcément reconnaître ces signaux d'alarme et ... laisser mes enfants vivre leur vie d'enfants.

Ce coin des parents est pour vous, qui êtes des victimes collatérales du mal qu'on a fait à vos enfants, qui avez peur de ne pas voir leur mal-être, qui cherchez des réponses à tellement de questions.

le coin des parents

Parler avec nos enfants, de tout, sans tabou, c'est le meilleur moyen de les faire parler.

"Comment savoir, comment voir que quelque chose se passe chez nos enfants ? Est ce qu'il y a des signes que l'on peut percevoir ? Je me persuade que plus que n'importe qui je saurai voir, comprendre. Parce que je suis à la fois un père et une victime. Parce que j'ai caché à ma famille le mal que mon frère m'a fait. 

 

Je me souviens de l'enfant que j'étais avant. Je me rappelle celui que je suis devenu après. Mon histoire n'est pas une généralité mais quelle que soit la maltraitance qu'on inflige aux enfants, c'est à peu près toujours les mêmes signes qui reviennent et qui doivent alerter les parents que nous sommes. 

Harcèlement scolaire, physique ou moral, violences sexuelles, ces maux laissent les mêmes traces à l'intérieur. On essaye de les dissimuler aux yeux des autres mais il y a des signes qui ne trompent pas, des comportements qui sont plus forts que notre volonté de dissimuler. Plus forts que nous. 

Un enfant victime va forcément changer. Il va avoir tendance à se replier sur lui-même, à s'isoler des autres, à s'éloigner de ses copains. Ceux qui étaient bons élèves vont décrocher, lentement. Moi, au contraire, je me suis réfugié dans les études, dans ma chambre. 

L'autre, de façon générale, est une source de difficultés. Notre corps aussi est une source de conflit. Agressé, on a tendance à vouloir le punir de ne pas être assez fort pour pouvoir empêcher, pour ne pas savoir dire non. Alors on le mutile, on le scarifie. On le malmène. 

Le rapport à la nourriture doit aussi être surveillé. Pour qu'on le laisse tranquille, pour que le corps ne puisse plus être désiré par celles et ceux qui nous agressent, on mange trop, ou plus assez. 

Tout changement brusque de comportement doit nous alerter. Avec nos enfants, sans tomber dans la paranoïa, il faut être vigilant et attentif. Mais il faut aussi les laisser vivre leur vie d'enfants. C'est un équilibre fragile à trouver dont la clef, comme toujours, est le dialogue. 

Parler avec nos enfants, de tout, sans tabou, c'est le meilleur moyen de les faire parler."

"Comment savoir, comment voir
que quelque chose se passe chez nos enfants ? "

Laurent Boyet, victime d'inceste fraternel.

Par mon vécu de victime et mon expérience de père, je souhaite simplement vous donner des clefs pour mieux comprendre et mieux accompagner vos enfants dans leur reconstruction.